Le Cas Cara
Making-of de la série mettant en scène notre cover girl de février, Cara Delevingne, photographiée par Alexei Hay, à Londres, au mois de décembre dernier.
(Photos Marie Gibert)
En février: “Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière”*
Cara Delevingne, en couverture, donne le ton de ce numéro sur la folie. La jeune fille mannequin star et comédienne aime la mode et y met son grain. L’égérie British fait swinguer Burberry Prorsum. Un portrait explique le cas Cara, jeune fille survoltée, amusante, inspirante. Autres folies de mode, la série Treize filles en une, plus qu’un best of des tendances de la saison printemps-été 2012, ces pages rappellent qu’on a des humeurs changeantes et que la mode aide à y remédier. On pourrait développer une manie des imprimés floraux, une tendance grimpante. Edie Campbell, belle de rosée se colle à ce thème pour une série spectaculaire aux photographies et à l’artwork signés Mel Bles. La folie est plus créative que psychiatrique hormis la série Run Away où il est vraiment question de dompter ses démons ou encore un Mademoiselle Jalouse où la fille traverse une petite déprime lui faisant boutonner le dimanche avec le lundi.
Dans le magazine, les hypocondriaques se réjouiront d’un topo sur les névroses à la mode. Le phénomène du mois traite d’Anna Piaggi, Daphne Guinness, Isabella Blow et Luisa Casati, quatre excentriques, folles de mode. Simon Liberati joue au psy avec Paz de La Huerta, atteinte peut-être de bipolarité de type B, étiquette qui ajoute à l’attrait ahurissant de sa plastique. Portrait et portfolio d’Oda Jaune, une peintre troublante dont on compare sa pratique aux oracles de la Pythie, la plus habitée des filles de Delphes. Enfin une prémonition raisonnée, annonce les 11 futures stars de la mode. Qui sont Pièce d’Anarchive, 1-100, Suno, Calla Haynes, Swash, Julien David ? Enfin, que les héritiers de familles de fous se rassurent, on s’en sort : Ronan Farrow en est l’exemple. Le fils de Mia Farrow et de Woody Allen a trouvé sa voie : celle du succès en politique. Autre troisième voie bien tracée, Elizabeth Olsen, la petite sœur des jumelles, s’impose avec le film Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin.
*Béatitude de Michel Audiard.
La Mécanique d’Henrik
Les mannequins encore issus d’un casting sauvage présentent la nouvelle collection Automne-Hiver 2012/13 d’Henrik Vibskov, se déplaçaient tant bien que mal sur des marches à niveaux différents, actionnant de façon aléatoire des tambourins du décor, une mécanique faite de bois et de métal.
Pour sa nouvelle collection Hommes, Henrik Vibskov n’a pas étonné mais n’a pas déçu non plus, ses superbes leggings, cardigans color-block, vestes ajustées et sacs à dos étaient au rendez-vous.
(Photos Marie Gibert)
Farewell old friend
La boutique Old England installée à Paris, boulevard des Capucines depuis 144 ans devait fermer ses portes définitivement en mars. Samedi dernier un incendie a précipité la fermeture. Néanmoins, ses boiseries classées “monument historique” sont sauves. S’il rouvre avant sa transformation par le groupe Richemont en plus grand magasin du monde de montres de luxe, on visitera le vitrail blason de l’escalier et ses dernières soldes. (Photo Laure Brossard)
Signora e Signore
Monsieur Bellini et Olympia Le-Tan au Musée Bellini à Florence lors de la présentation de la collection capsule “Italie” par Olympia Le-Tan. (Photo Jennifer Eymère)
Bellini night
Les invités d’Olympia Le-Tan à la présentation de sa collection capsule sur le thème de l’Italie présentée à Florence au Musée Bellini dans le cadre du Pitti. (Photos Jennifer Eymère)
Yayoi pour Louis
Après Stephen Sprouse, Richard Prince et Takashi Murakami, Marc Jacobs, directeur artistique de Lous Vuitton fait appel à Yayoi Kusama pour s’approprier le fameux monogramme.
Photo d’une célèbre performance de Yayoi Kusama (à droite) à Central Park, 1968
Confrérie
Backstage du défilé Valentino. Les garçons s’offraient un remontant avant le défilé automne-hiver 2012-2013 qui s’est déroulé au Palazzo Corsini à Florence. (Photo Jennifer Eymère)
Présentation OLT au musée Bellini à Florence
Quand Olympia Le-Tan cite le cinéma et la littérature italiennes dans une collection capsule intitulée “Italie”, toute sa bande parisienne joue le jeu et incarne des héros transalpins sous l’objectif de Max Farago. Et ils se déplacent aussi pour fêter les minaudières et les photographies exposées au musée Bellini à Florence durant le Pitti. (Photos Jennifer Eymère)
