Jim Jarmusch par Nan Goldin
Chaque fois que j’ai rencontré Jim Jarmusch, j’ai été surprise par sa gentillesse sidérante et sa patience. Pourtant la première fois, à NY, nous l’avions cuisiné à deux sur l’intégralité de sa filmographie depuis “Permanent Vacation”. Une vraie torture pour lui. Et sur plusieurs heures ! De sa belle voix grave, il répond toujours en prenant son temps, intelligemment, modestement, une clope à la main. Sa fameuse tignasse blanche semble l’éclairer où qu’il aille. En plus de ne pas vieillir (il ressemble encore comme deux gouttes d’eau à cette photo prise il y a un quart de siècle), il dégage une classe phénoménale. Bref, c’était le bonheur quand il m’a claqué la bise. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas le rater : Gentleman Jim sera encore demain le 26 novembre à la Fondation Cartier !
Autour de l’article sur le film : “Gentleman Jim” pour la sortie du film “The Limits of Control” p58-59. Jalouse Novembre 2009.
