En février: “Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière”*
Cara Delevingne, en couverture, donne le ton de ce numéro sur la folie. La jeune fille mannequin star et comédienne aime la mode et y met son grain. L’égérie British fait swinguer Burberry Prorsum. Un portrait explique le cas Cara, jeune fille survoltée, amusante, inspirante. Autres folies de mode, la série Treize filles en une, plus qu’un best of des tendances de la saison printemps-été 2012, ces pages rappellent qu’on a des humeurs changeantes et que la mode aide à y remédier. On pourrait développer une manie des imprimés floraux, une tendance grimpante. Edie Campbell, belle de rosée se colle à ce thème pour une série spectaculaire aux photographies et à l’artwork signés Mel Bles. La folie est plus créative que psychiatrique hormis la série Run Away où il est vraiment question de dompter ses démons ou encore un Mademoiselle Jalouse où la fille traverse une petite déprime lui faisant boutonner le dimanche avec le lundi. Dans le magazine, les hypocondriaques se réjouiront d’un topo sur les névroses à la mode. Le phénomène du mois traite d’Anna Piaggi, Daphne Guinness, Isabella Blow et Luisa Casati, quatre excentriques, folles de mode. Simon Liberati joue au psy avec Paz de La Huerta, atteinte peut-être de bipolarité de type B, étiquette qui ajoute à l’attrait ahurissant de sa plastique. Portrait et portfolio d’Oda Jaune, une peintre troublante dont on compare sa pratique aux oracles de la Pythie, la plus habitée des filles de Delphes. Enfin une prémonition raisonnée, annonce les 11 futures stars de la mode. Qui sont Pièce d’Anarchive, 1-100, Suno, Calla Haynes, Swash, Julien David ? Enfin, que les héritiers de familles de fous se rassurent, on s’en sort : Ronan Farrow en est l’exemple. Le fils de Mia Farrow et de Woody Allen a trouvé sa voie : celle du succès en politique. Autre troisième voie bien tracée, Elizabeth Olsen, la petite sœur des jumelles, s’impose avec le film Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin.*Béatitude de Michel Audiard.
Jan 30 mode

En février: “Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière”*

Cara Delevingne, en couverture, donne le ton de ce numéro sur la folie. La jeune fille mannequin star et comédienne aime la mode et y met son grain. L’égérie British fait swinguer Burberry Prorsum. Un portrait explique le cas Cara, jeune fille survoltée, amusante, inspirante. Autres folies de mode, la série Treize filles en une, plus qu’un best of des tendances de la saison printemps-été 2012, ces pages rappellent qu’on a des humeurs changeantes et que la mode aide à y remédier. On pourrait développer une manie des imprimés floraux, une tendance grimpante. Edie Campbell, belle de rosée se colle à ce thème pour une série spectaculaire aux photographies et à l’artwork signés Mel Bles. La folie est plus créative que psychiatrique hormis la série Run Away où il est vraiment question de dompter ses démons ou encore un Mademoiselle Jalouse où la fille traverse une petite déprime lui faisant boutonner le dimanche avec le lundi.
Dans le magazine, les hypocondriaques se réjouiront d’un topo sur les névroses à la mode. Le phénomène du mois traite d’Anna Piaggi, Daphne Guinness, Isabella Blow et Luisa Casati, quatre excentriques, folles de mode. Simon Liberati joue au psy avec Paz de La Huerta, atteinte peut-être de bipolarité de type B, étiquette qui ajoute à l’attrait ahurissant de sa plastique. Portrait et portfolio d’Oda Jaune, une peintre troublante dont on compare sa pratique aux oracles de la Pythie, la plus habitée des filles de Delphes. Enfin une prémonition raisonnée, annonce les 11 futures stars de la mode. Qui sont Pièce d’Anarchive, 1-100, Suno, Calla Haynes, Swash, Julien David ? Enfin, que les héritiers de familles de fous se rassurent, on s’en sort : Ronan Farrow en est l’exemple. Le fils de Mia Farrow et de Woody Allen a trouvé sa voie : celle du succès en politique. Autre troisième voie bien tracée, Elizabeth Olsen, la petite sœur des jumelles, s’impose avec le film Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin.
*Béatitude de Michel Audiard.

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