Un Noël russe et vintage
Мне нравится, что вы больны не мной
Paroles :
Ah j’aime que vous soyez obsédé, mais pas par moi.
J’aime être ainsi malade, mais pas de vous.
Que jamais ou toujours la lourde et ronde terre
veuille venir s’échouer à vos pieds.
J’aime, s’il est permis que cela soit drôle
et tout perdre – et ce ne sont pas des jeux avec les mots
et j’aime demeurer silencieuse quand calmement vous en embrassez
d’autres en ma chère présence.
Vous ne m’avez pas prédit de brûler en enfer
parce que je ne vous embrasse pas vous,
mais quelqu’un d’autre .
encore et encore mon tendre nom, mon tendre
vous n’avez pas su dire si c’était jour ou nuit - en vain
Et que jamais dans la cathédrale du silence et pour toujours
l’on ne chante par - dessus nous halli -halleluya!
Merci pour tout cela, de tout mon cœur et de mes mains,
Vous m’aimez donc si fort – et jamais ne l’aviez su !
si fort, pour cette paix et ce repos autorisés pour moi en ses nuits
pour la rareté de vous voir aux couchants
pour ne pas pouvoir marcher côte à côte avec vous sous la lune
et pour ce soleil qui n’est pas toujours au-dessus de nous,
car vous êtes aussi malade de moi- hélas- mais loin de moi
Car je suis aussi malade de vous –hélas - mais loin de vous.
3 mai 1915
Merci à Stanislav Dorochenkov pour sa traduction et son adaptation personnelle de la poésie de Marina Tsvetaïa mise en musique dans cette chanson extraite du film Ирония судьбы, (Ironie du Sort).
