Rodarte
L’Australie, est évidemment la source d’inspiration principale de Kate et Laura Mulleavy pour cette nouvelle collection. Les mannequins sont fardées de tons ocres, chaussées d’escarpins aux talons en plexiglas remplis de sable, vêtues de robes coupe néo-40’s aux motifs aborigènes, et coiffées comme Nicole Kidman dans Australia de Baz Luhrmann. Là encore, une collection plutôt onirique, marque de fabrique des soeurs créatrices.
(Photos Marcio Madeira)
Proenza Schouler
Jack McCollough et Lazaro Hernandez ont de nouveau agréablement étonné. Cette fois, ils nous emmènent en Asie, à travers des silhouettes assez masculines, sobres et affutées, on pense alors aux kimonos de judo et de karaté, et également pour des allures tres féminines avec des pièces en soie délicatement modernes et à la limite du kitsch, broderies sur soie matelassée, comme les kimonos traditionnels, superpositions de volants et robes courtes, très courtes.
(Photos Marcio Madeira)
Suno
Malgré la profusion de couleurs, matières et imprimés, Erin Beatty et Max Osterweis, le jeune duo de créateurs derrière Suno, a su gardé la légèreté et la fraîcheur qui les caractérisent. C’est une collection plutôt amusante, en créant une toile de Jouy, à l’américaine, ils semblent s’être inspirés de l’illustrateur surréaliste Edward Gorey.
(Photos Marcio Madeira)
Ralph Lauren
Downton Abbey, la série à succès semble avoir grandement inspiré Ralph Lauren. Le créateur a pensé à des jeunes filles arborant des panoplies typiquement masculines, vêtues de pulls jacquard, pantalons à carreaux, vestes croisées, chaussettes à losanges et cannes à la main. Mais Gatsby Le Magnifique, principal source d’inspiration du printemps-été 2012, semble toujours l’influencer. Pour la deuxième partie de la collection, les mannequins ont paradé en robes aux motifs Art déco.
(Photos Marcio Madeira)
L’énergie rigoureuse de Calvin Klein
Comme à son habitude, la simplicité et la rigueur sont présentes chez Calvin Klein. Francisco Costa n’avait pas attendu que ses camarades rallongent la longueur des jupes pour en faire de même. Principalement faites de laine dense, ajustées de ceintures métalliques, les silhouettes sont sobres mais tout à fait séduisantes.
(Photos Marcio Madeira)
La féminité sportive de Victoria Beckham
La nouvelle collection de l’ancienne Spice Girls fut très bien accueillie lors de cette fashion week new-yorkaise. Victoria Beckham a imaginé des silhouettes très féminines et sportives. Les mannequins semblent porter des corsets mais cette impression n’est en fait que du ressort de la coupe et du tissu technique. Cols de polo, godillots plats, larges bandes graphiques, les détails sont quasi militaires.
(Photos Marcio Madeira)
Le mix d’imprimés de Rag & Bone
Marcus Wainwright et David Neville, le duo derrière Rag & Bone, ont présenté une collection particulièrement hivernale. Les mélanges d’imprimés et de matières furent audacieux. Les mannequins étaient enveloppées, presque enrubannées de gracieuses couches de laine unie, de tartan, de soie imprimée cachemire, et de toile façon tapisserie. Une fois encore, ces derniers ont su imposé des silhouettes fortement urbaines et modernes.
(Photos Marcio Madeira)
Patrick n’est pas “chic” mais qu’est-ce qu’il est pratique !
Encore une fois un compte rendu pointu, rapide, mais délirant visant les détails qu’on aime sur la plupart des défilés automne/hiver 2012-2013 de Londres. La Fashion Week de Paris commence demain. Ce pro de la parodie, aux yeux plus perçants qu’une rédactrice de mode, mérite un front row.
www.youtube.com/user/theplatform?feature=watch
Comments
Three Women
Dans ce thriller psychologique d’Altman de 1977, on suit les troubles identitaires de une, deux, ou trois femmes évoluant mystérieusement entre paysages désertiques et eaux troubles de piscines. Pour tenter de comprendre ce qui unit Pinkie Rose (Sissy Spacek), Millie (Shelley Duvall) et Willie (Janice Rule), mieux vaut voir le film trois fois.
Comme au bon vieux temps
Jil Sander rentre à la maison. Le 24 février la créatrice allemande a confirmé son retour au sein de la compagnie éponyme. La marque avait perdu sa fondatrice en 2004, laissant la place au designer Belge, Raf Simons. Sept années durant lesquelles le directeur artistique a parfaitement réussi à insuffler une nouvelle esthétique à la maison de couture, anciennement connue pour ses lignes épurées et minimalistes. Un juste retour aux sources que Jil Sander ne semble pas appréhender: « Ma vision d’un design sophistiqué et vraiment moderne ne m’a pas quittée. Elle est aussi claire qu’au premier jour.»
(Photos Mathias Augustyniak. Catalogue Jil Sander vintage, F/W 95-96. Art Direction : Marc Ascoli. Photo Craig McDean. Model : Amber Valetta
Design : M/M (paris).Hair : Eugene.Make up : Pat Mc Grath)
